Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,
Je me permets de faire la promotion d'un groupe de réflexion qui s'est crée après la défaite des pro-Européens, le 29 Mai 2005. Aujourd'hui, il fête ses un an.
Ce mouvement représente ceux qui croient en l'Europe, et qui pensent qu'elle fait partie d'un avenir ineluctable et bon pour nous.
Voici leur texte à cette occasion :
Sauvons l’Europe
Référendum, un an après :
où est le plan B ?
Après le non français, puis néerlandais, suivis de l’ajournement britannique, l’Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante. L’Europe traverse une crise majeure, la plus grave depuis le début de la construction européenne. Son affaiblissement signifie un désordre accru de la mondialisation, avec toutes ses conséquences pour les pays les plus pauvres, les équilibres humains et écologiques de la planète. Il nous faut d’urgence inventer un nouveau projet européen pour éviter que l’Union ne se dissolve dans une grande zone de libre échange. L’Europe est plus que jamais nécessaire pour défendre nos valeurs et offrir au monde un modèle international de développement dans un monde instable et dangereux. Nous voulons que l’Europe politique devienne réalité et s’ouvre aux peuples d'Europe qui aspirent à nous rejoindre.
Il y a un an tout juste, le Non au référendum devait créer un choc salutaire et orienter autrement l’édification politique du continent, injustement accusée des pires maux. Que constatons-nous ? L’Europe promise se fait attendre, la zone de libre échange, elle, est belle et bien là ! Que proposent désormais les messieurs Niet ? Rien, ou à peu près ! Ou des suggestions irréalistes, à coup sûr les meilleures pour enterrer la plus noble ambition politique du xxe siècle. Il est décidément plus facile d’être contre ! Après cette Europe promise qui fait long feu, il nous faut d’urgence revenir à l’Europe permise. Au Non de quoi, les fossoyeurs bonasses de l’Union européenne détiendraient-ils le monopole de la réforme sociale et sociétale ?
Le Mouvement Sauvons l’Europe s’est constitué au lendemain du rejet par une majorité d’électeurs français du projet de traité constitutionnel européen. Partisans résolus de ce traité, notre choix ne revient ni à recommencer indéfiniment la campagne référendaire, ni à nous réfugier dans un européisme exalté, attentiste et revanchard. Pour autant, pas question pour nous de minimiser la fracture qui s’est révélée à cette occasion dans l’électorat et parmi les responsables politiques français et de considérer ce vote comme une péripétie négligeable dont les conséquences seraient aujourd’hui obsolètes. A ceux que le populisme obsède au point de leur servir de grille d’analyse et qui voient dans ce refus la saine réaction de
Pas question non plus de passer sous silence le pas en arrière que ce vote négatif a fait faire à la construction européenne, déjà en butte à de nombreuses difficultés. Le débat constitutionnel est désormais en panne. Mais ce que ce référendum nous a appris, c’est que l’Europe souffrait avant tout de ne pas être perçue comme un enjeu politique essentiel à notre vie quotidienne, un espace démocratique de débat et de confrontations, un objet de mobilisation. Sauvons l’Europe s’efforce donc de porter la question européenne en soutenant ou favorisant les initiatives citoyennes, en liaison avec les parlementaires européens et nationaux et avec la société civile organisée. La construction européenne est la grande question politique d’aujourd’hui. L’Europe sera ce que nous en ferons.
www.sauvonsleurope.org
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