Mardi 30 mai 2006

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

Je me permets de faire la promotion d'un groupe de réflexion qui s'est crée après la défaite des pro-Européens, le 29 Mai 2005. Aujourd'hui, il fête ses un an.

Ce mouvement représente ceux qui croient en l'Europe, et qui pensent qu'elle fait partie d'un avenir ineluctable et bon pour nous.

Voici leur texte à cette occasion :

Sauvons l’Europe

 

 

Référendum, un an après :

 

 

où est le plan B ?

 

 

où est l’Europe promise ?

 

 

 

 

 

 

Après le non français, puis néerlandais, suivis de l’ajournement britannique, l’Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante. L’Europe traverse une crise majeure, la plus grave depuis le début de la construction européenne. Son affaiblissement signifie un désordre accru de la mondialisation, avec toutes ses conséquences pour les pays les plus pauvres, les équilibres humains et écologiques de la planète. Il nous faut d’urgence inventer un nouveau projet européen pour éviter que l’Union ne se dissolve dans une grande zone de libre échange. L’Europe est plus que jamais nécessaire pour défendre nos valeurs et offrir au monde un modèle international de développement dans un monde instable et dangereux. Nous voulons que l’Europe politique devienne réalité et s’ouvre aux peuples d'Europe qui aspirent à nous rejoindre.

 

 

 

 

Il y a un an tout juste, le Non au référendum devait créer un choc salutaire et orienter autrement l’édification politique du continent, injustement accusée des pires maux. Que constatons-nous ? L’Europe promise se fait attendre, la zone de libre échange, elle, est belle et bien là ! Que proposent désormais les messieurs Niet ? Rien, ou à peu près ! Ou des suggestions irréalistes, à coup sûr les meilleures pour enterrer la plus noble ambition politique du xxe siècle. Il est décidément plus facile d’être contre ! Après cette Europe promise qui fait long feu, il nous faut d’urgence revenir à l’Europe permise. Au Non de quoi, les fossoyeurs bonasses de l’Union européenne détiendraient-ils le monopole de la réforme sociale et sociétale ?

 

 

 

 

Le Mouvement Sauvons l’Europe s’est constitué au lendemain du rejet par une majorité d’électeurs français du projet de traité constitutionnel européen. Partisans résolus de ce traité, notre choix ne revient ni à recommencer indéfiniment la campagne référendaire, ni à nous réfugier dans un européisme exalté, attentiste et revanchard. Pour autant, pas question pour nous de minimiser la fracture qui s’est révélée à cette occasion dans l’électorat et parmi les responsables politiques français et de considérer ce vote comme une péripétie négligeable dont les conséquences seraient aujourd’hui obsolètes. A ceux que le populisme obsède au point de leur servir de grille d’analyse et qui voient dans ce refus la saine réaction de la France d’en bas face aux nantis, nous objectons que cette fracture a davantage opposé des tempéraments et des attitudes, les partisans de l’ouverture à ceux du repli, les pragmatiques et les dogmatiques, les tenants de l’espoir aux reclus de la crainte, tout cela relayé par la confusion de ceux qui au nom d’un autre monde ne veulent pas d’une nouvelle Europe. Ces lignes ne sont certes pas intangibles ni définitives. Mais on les retrouve, à peine déplacées sur de nombreuses autres questions politiques et sociales et elles pèsent et continueront de peser lourd dans l’avenir politique de notre pays.

 

 

 

 

Pas question non plus de passer sous silence le pas en arrière que ce vote négatif a fait faire à la construction européenne, déjà en butte à de nombreuses difficultés. Le débat constitutionnel est désormais en panne. Mais ce que ce référendum nous a appris, c’est que l’Europe souffrait avant tout de ne pas être perçue comme un enjeu politique essentiel à notre vie quotidienne, un espace démocratique de débat et de confrontations, un objet de mobilisation. Sauvons l’Europe s’efforce donc de porter la question européenne en soutenant ou favorisant les initiatives citoyennes, en liaison avec les parlementaires européens et nationaux et avec la société civile organisée. La construction européenne est la grande question politique d’aujourd’hui. L’Europe sera ce que nous en ferons.

 

 

 

 

www.sauvonsleurope.org

 

 

sauvonsleurope@hotmail.fr

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Lundi 22 mai 2006

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

Depuis 8 semaines, maintenant, vient de se créer un nouveau parti politique. Mais là, c'est différent. Car, celui-ci se présente comme libéral à 100 %, libéral "grand angle".

C'est assez fort, aujourd'hui, de se proclamer clairement libéral, quand on sait que ,dans notre pays, le mot libéral est une injure. On traite de libéral, celui qui au PS, veut faire alliance avec le Centre et on "injurie" celui de l'UMP qui croit en la liberté dans les échanges économiques.

Mais ce parti ne se contente pas d'être très libéral en ce qui concerne l'économie, puisqu'il propose même de supprimer le statut de Fonction Publique ou de privatiser la Sécurité Sociale, mais il se proclame libéral sur le thème social et sociétal. Car les partisans d'Alternative Libérale sont favorables à la légalisation du cannabis, au mariage et à l'adoption d'enfants par un couple homosexuel.

Ils sont le portrait parfait du parti qui veut rasssembler les amoureux de la Liberté avec un grand L dans toutes les combinaisons possibles. On pourrait dire que ce parti est, en fait, un parti Libéral-Libertarien.

Il existe, en effet, un parti comme celui-ci, dans toutes les Démocraties Occidentales, sauf en France. Car, il est de mauvais augure d'être "ultra-libéral" et de vouloir des réformes très profondes pour son pays. Les Partis équivalents à Alternative Libérale, en Europe, sont, par exemple, le FDP, en Allemagne, le Libertarian Party au Royaume-Uni, le Parti Libéral en Russie. On pourrait citer bien d'autres exemples.

Ce nouveau Parti pourrait bien révolutionner certaines pratiques en politique. Ce parti comporte déjà plus de 1000 militants, en deux mois d'existence. Il est dirigé, exclusivement par des jeunes de moins de 40 ans. Les Militants de ce Parti proviennent, beaucoup, pour la plupart, de l'association de droite "Liberté Chérie", d'autres viennent de l'ex-parti Libéral très à droite "Démocratie Libérale". Mais, d'autres viennent du PS et même d'ATTAC. C'est le cas du vice-président du Parti, M.Saïd Bouaïssi. C'est certainement la raison qui les poussent à se positionner, ni à droite et ni à gauche sur l'échiquier politique.

Cependant, on pourrait croire que ce parti est la suite de Démocratie Libérale. Ce n'est pas le cas, visiblement. Car, selon eux, ils n'étaient pas vraiment très libéraux. Car, ils ne l'étaient que sur les aspects économiques. Ils ne l'étaient, en aucun cas, sur le plan social et sociétal.  C'est la raison aussi qui les poussent à considérer DL, comme un ancien parti de droite libérale et conservatrice.

Leur objectif est de présenter un candidat à l'élection présidentielle pour 2007 ( Edouard Fillias, leur président) et de présenter 150 candidats aux élections Législatives. Ils comptent être présents sur tout le territoire national pour 2008. Dans 6 mois, ils veulent être 3000 militants. ( 2 fois plus que le Parti Radical Valoisien !!)

Finalement, le bienfait que cette initiative aura, sera de décomplexer le libéralisme dans notre pays et de le considérer comme une Philosophie Politique à part entière et non pas uniquement comme étant seulement, le dogme du MEDEF.

En tout cas, il fallait oser !!

A suivre....

Solidarités et Libertés

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Samedi 20 mai 2006

Depuis quelque temps, on parle de tout, sauf des problèmes qui accablent les Français. En l'occurence, la valeur Travail, personne n'en parle. Et pourtant, cette valeur figure parmi celles qui préocuppent et qui intéressent le plus les Français. Certainement d'avantage que de savoir qui sera le ou la candidate du PS...

Pourtant, quelques-uns ont des choses à dire. Je fais ,d'ailleurs, partie de celles-ci, et je vais le prouver. Je vais vous faire une "liste" des mesures qui me semblent nécessaires pour remettre la France au Travail.

  • Premièrement, je propose de "fusionner" l'ANPE et l'UNEDIC. Ainsi, on créerait ce que j'appelle la Maison de l'Emploi. Celle-ci devra, à la fois, gérer les indemnités de chômage et l'aide au retour à l'emploi des chômeurs. Son mode de gestion devra changer et se faire, le plus possible, sur le Mode régional. Le Comité Directeur de la Maison de l'Emploi pourrait être, pour la première fois, depuis son existence, mixte. C'est à dire que ce Comité Directeur serait composé à la fois d'une part Publique et d'une part Privée. Ce qui permettrait à la Maison de l'Emploi d'être plus en phase avec la réalité et être plus efficace et au courant des évolutions du Marché de l'Emploi dans tous les secteurs.

 

  • La politique d'aide au retour à l'emploi devra être différente. Elle devra être nécessairement incitative et active. Je m'explique. La Maison de l'Emploi devra convoquer une fois par semaine le demandeur d'emploi et lui demander des comptes quant à sa recherche d'emploi. Car, on remarque que certains demandeurs d'emploi, une fois ses indemnités validés, se laisse un ou deux mois avant de chercher vraiment un travail. Avec ce système de convocation hebdomadaire, cela ne sera plus possible. Parce que l'on pourrait imaginer que, si au bout de deux mois de rendez-vous, le chômeur n'a pas prouvé l'existence réelle d'une recherche d'emploi, l'Organisme lui stoppe ses indemnités, soit pour un moment, soit définitivement. On peut aussi, imaginer, qu'au bout de trois offres d'emploi ou de formations refusées, le chômeur soit radié. Mais, j'insiste sur un point. Cette politique ne doit, surtout, pas être, exclusivement punitive. Car, quand on est au chômage, ce n'est pas souvent par plaisir. Mais, ce n'est pas une fatalité, non plus.

 

  • C'est pour cela, que je propose, d'ailleurs, pour ce faire, l'attribution d'une Allocation chômage, équivalente à 90 % du dernier salaire du demandeur d'emploi. Le chômeur peut donc, rechercher activement un emploi.

 

  • De plus, je propose, qu'au-delà des rendez-vous hebdomadaires et des allocations de chômage augmentés, il y ait un rapprochement important entre les Centres de formations et les Maisons de l'emploi. Cela implique que le fonctionnement des centres de formation puisse être modifié afin de proposer des formations en rapport avec le marché du travail et les masses d'offres de travail. Il faut axer les formations sur les secteurs qui recrutent. Le chômeur se verra proposer des offres de formation rémunérées, au même montant que les Allocations chômage, lui permettant, soit, de se réinsérer dans la vie professionnelle, soit d'apprendre un nouveau métier, plus porteur que l'ancien travail du chômeur ou soit de se perfectionner dans la branche d'activité du demandeur d'emploi, afin d'en trouver un plus facilement. A l'issu de cette formation, le chômeur devra, avec l'appui du centre de formation et de la "Maison de l'Emploi" trouver un nouvel employeur. Le chômeur pourrait, même percevoir une mensualité supplémentaire après sa reprise du travail. Ceci, afin de récompenser le retour au travail. Je propose, aussi, de rémunérer les formateurs, en partie, à la commission, soit au quotat de réussite pour chaque demandeur d'emploi.

 

  • Cette politique n'est possible qu'à plusieurs conditions. La première est de tripler le budget alloué à la politique de l'emploi. C'est, d'ailleurs, ce qu'a fait Tony Blair, en Grande-Bretagne. Et, cela aurait réussi. Puisque le nombre de chômeurs aurait considérablement diminué. Cette politique nouvelle de lutte contre le chômage peut réussir, à condition de régionnaliser la gestion des Maisons de l'Emploi. Les Régions auraient 75 % à charge,  la gestion, l'implantation des Centres, de la gestion des Centres de Formations et la création de formations génératrices d'emploi et recrutrices. Il serait interessant de placer un Centre de Maison de l'Emploi dans chaque Communautés de Communes ou dans chaque grande ville, à condition que cette grande ville soit supérieure à 50000 Habitants. Ceci doit être fait, afin de rendre cette politique efficace et axée sur chaque individu. Plus on gérera à échelle humaine, plus on sera efficace.

 

  • Je propose, aussi, pour lutter contre le chomage, d'éxonérer l'employeur de charges sociales et patronales pendant la durée de six mois. Ceci doit permettre de mettre plus en confiance l'employeur dans sa démarche de recrutement. L'idéal serait, aussi, de simplifer le Droit du Travail et de supprimer un bon nombre de contrats aidés qui n'auraient plus leur place dans le cadre d'une politique de l'Emploi comme celle proposée plus haut.

 

  • Du même coup, je propose la création d'un Contrat Unique remplaçant le CDD, le CDI et la plupart des Contrats aidés. Ce Contrat Unique pourrait reposer sur l'idée de favoriser une période d'essai d'environ 6 mois. Le contrat peut être, alors, révocable à tout moment avec un préavis de licenciement d'un mois et une période d'indemnisation de la part de la Maison de l'Emploi de 6 mois. Après la période d'essai passée, le salarié rentre, automatiquement, en CDI. Sauf, que je propose que les procédures d'embauches et de licenciement soient plus souples et facilitées, afin de dynamiser le Marché de l'Emploi. je propose, aussi, que ce Contrat Unique, soit, à terme valable et utilisable, sur tout le territoire Européen.

Toutes ces propositions permettraient de relancer la Machine créatrice d'emploi, de relancer la valeur travail et de permettre de dynamiser le Marché de l'Emploi bien calme, compliqué et souvent hasardeux. Il n'est point nécessaire de réaliser une politique de l'Emploi avec un Code du Travail lourd et compliqué avec une multitude de contrats, tantôt obsolètes, tantôt précaires ou tantôt inutiles et exempts de réalisme économique ( tels l'ont été les Emplois Jeunes ou les CES et autres CEC...).

Le but de tout cela est de réconcilier les Français avec la valeur travail. Car, plus cela va et plus on entends souvent des politiques ou des sociologues nous dire que le travail devient obsolète et ringard. Certains prônent, même, la réduction encore massive du temps de travail. Ce n'est à mon avis pas la solution qu'attendent les Français qui aiment leur travail ou ceux qui en cherchent un à aimer.

Certes, cette politique a un coût. Mais toute politique ambitieuse et qui nécessite un vrai courage et une volonté politique a un prix. Je le reconnais et c'est la raison pour laquelle je dis qu'il faille tripler le budget alloué à la lutte contre le chômage. J'ajoute, même que la France fait partie des Pays Européens à moins financer la Politique de l'Emploi. Encore une fois, je ne prétends pas que ces propositions permettraient de faire disparaitre le chomage. Mais, néanmoins, je serais prêt à penser que cela favoriserait une décroissance importante du nombre de chômeurs dans ce pays, à condition que l'on joue vraiment le jeu et que l'on occulte pas le nombre réel de chômeurs pour faire croire que le taux de chômage recule...

Que pensez-vous de cela ? Si vous le souhaitez, faites moi parvenir vos critiques, commentaires ou autres propositions. Cela m'intéresse !

Merci d'avance !

Solidarités et Libertés

DEVAUX Stéphane

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Mardi 16 mai 2006

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

L'Affaire Clearstream est un véritable camouflet pour le Gouvernement et l'Executif. Parce que cette Affaire crapuleuse et destructrice de notre Démocratie touche au plus près les plus hauts sommets de l'Etat.

Il n'y a pas de fumées sans feu. Les noms cités dans cette affaire viennent bien de quelque part dans une sombre vérité. Toutefois, je doute fortement, malgré quelques élucidations, que nous connaissions parfaitement la vérité au sujet de cette nébuleuse politico-économico-médiatique.

Toutefois, ce que le Citoyen peut voir là-dedans, est que les dirigeants actuels ne sont plus en mesure de diriger correctement les Affaires de l'Etat et de demander la Responsabilité s'ils ne se l'appliquent, déjà, pas à eux-même. C'est un constat amer, surtout que sans cela, la Démocratie va très mal. A tel point que j'ai averti plusieurs fois que les Extrèmes risquent d'être les grands vainqueurs des prochaines échéances. Si l'on reste avec les mêmes gouvernants encore pendant 1 an, on risque de rentrer dans une nouvelle étape de la crise politique. Cela, sans précédents. On accusera, à terme, le divorce établi entre les Français et les Politiques.

C'est pour cela, que le Président de l'UDF, François Bayrou, a décidé de voter la motion de censure avec les Partis de Gauche présents à l'Assemblée Nationale. Et, elle fait bien de le faire. Car, elle retire, réellement, son soutien à la Politique de la Majorité UMP. Elle crée une certaine Indépendance à l'égard de l'UMP et de la droite réactionnaire représentée par Nicolas Sarkosy et résiste aux chants des sirènes Villepinistes, d'apparence plus modérée, mais pourtant très mélé aux pires Affaires. En tout cas, De Villepin est perçu de cette manière par l'opinion.

Mais, l'UDF reste démarqué de la Gauche Française qui ne s'est toujours pas résolu à s'adapter à la réalité et qui s'efforce de proposer une politique souvent démagogue, protectionniste et très à Gauche. Pour preuve, le PS ne présente pas beaucoup d'idées et ne semble pas prêt à proposer un vrai projet pour la France. En revanche, le PS est prêt à nous proposer sa quirielle de candidables...

Au fond, l'UDF pourrait représenter une alternative à ceux qui sont déçus par le PS et l'UMP, mais qui ne veulent pas voter extrémiste. Mais l'UDF pourrait représenter, aussi, ceux qui, de gauche ou centristes, ne veulent plus d'une politique où les uns défont ce qu'ont fait les autres et inversement. Et, ne veulent pas, non plus, voter pour un projet qui ne propose rien de nouveau en ce qui concerne la lutte contre le chômage, la réforme des Institutions, l'Europe, la Mondialisation, l'environnement et la possibilité de réussir individuellement tout en ayant, de nouveau, une vraie cohésion sociale. De plus, si je ne me trompe, il n'y a pas d'autres candidables à la Présidentielle, qui ne sache vraiment parler d'Europe et qui ait envie de faire revivre cette superbe entité qu'est l'Europe.

En tout cas, la Motion de censure ne passera certainement pas, mais l'action de l'UDF ne restera, certainement pas sans réponses de la part des Citoyens. L'UDF fait preuve de courage et de sang-froid politique. Et, c'est une très bonne nôte pour l'UDF. C'est peut-être la seule bonne nôte que l'on pourrait donner à l'ensemble de la classe politique Française en ce moment, depuis déjà, des mois !

Solidarités et Libertés

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Jeudi 11 mai 2006

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

Je voulais commencer par m'excuser de mon absence prolongée sur le blog. Je tiens à remercier les lecteurs toujours fidèles.

Comme vous le savez, ce 09 Mai, nous avons célébré le jour de l'Europe. Nous l'avons fêté quasiment un an après le référundum qui a fait gagner le "non" sur le TCE (Traité Constitutionnel Européen). Ce "non", nous l'avons expliqué, chacun à notre manière. Les Partis Politiques pensent s'en être adaptés afin de répondre aux attentes des Français. Mais, on se trompe !

On se trompe, car les réponses que l'on donne ne corrrespondent pas à ce que le Peuple attend. Les Electeurs qui ont voté "non" ne sont pas tous contre l'Europe ( bien au contraire ), mais veulent une autre Europe. Ils veulent l'Europe des Citoyens et non celles des Technocrates qui décident dans leur coin. Ils veulent une Europe où ils se sentent impliqués et où ils se sentent vraiment citoyens Européens. Mais, les Partis traditionnels, comme le PS expliquent tout le contraire et la mode veut que l'on propose l'Europe des Nations, recroquevillée sur elle-même et individualisée. Il n'y a qu'à voir. Les protagonistes qui proposent le recul en matière européenne et qui proposent le plan "B" qui n'existe d'ailleurs pas sont invités partout dans toutes les émissions. Mais, une majorité des Electeurs qu'ils aient  voté "oui" ou "non" ont certainement une autre vision de ce qu'ils attendent de l'Europe.

En effet, je fais partie de ceux qui croient vraiment en l'Europe et qui croient que l'Europe peut nous faire gagner dans le combat mené au niveau Mondial.

Je fais partie de ceux qui expriment le voeu le plus cher de voir s'émerger une vraie "Europe Fédérale". Cette Europe Fédérale, je ne la veux pas uniforme à 25, mais à géométrie variable. Je m'explique.

Si l'on veut le succés de la construction de l'Europe Fédérale, il faut créer plusieurs niveaux d'appartenance à cette Europe.

Premièrement, il est impératif que la vraie Europe Fédérale soit centrée autour d'un Noyau dur. Celui-ci sera composée des six pays fondateurs. (France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg). Ces six Etats s'organiseront autour d'un Gouvernement Fédéral. Celui-ci permettra l'élaboration de politiques communes en matière de défense, économique, sociale, juridique, institutionnelle et fiscale. Ainsi, une Uniformisation doit être faite dans ces domaines de façon à être vraiment la Constitution du Noyau dur. Il faudra lui doter d'une Armée commune, d'une coopération renforcée de la Justice et de la Police de ces six Etats. Il faudra créer une véritable Cour de Justice Européenne. Il faudra uniformiser la Fiscalité de façon à avoir un Impôt Commun et de réaliser les mêmes objectifs et définir une clarté politique.

Ensuite, il faut créer un deuxième cercle Fédéral. Celui des Etats Européens qui veulent partager des objectifs en commun, qui ont la même monnaie Unique (l'Euro) mais qui veulent conserver, malgré tout, leur Indépendance Nationale.

Puis, il faut créer le Troisième cercle. Celui des Etats qui partagent les mêmes objectifs que le noyau dur, mais qui ont besoin de temps pour s'enrichir et s'adapter à notre système. Ils auront besoin d'aide et de soutien de notre part. Ils seront à part entière Européen, mais n'auront pas le même degré d'implication institutionnel que le noyau dur et le deuxième cercle. Ils n'auront, donc, pas encore, la monnaie unique.

Enfin, le dernier cercle. Celui de la Turquie, des Pays Slaves, des Pays du Magrehb (Maroc, Tunisie, Algérie), l'Israël et la Palestine et pourquoi pas la Russie. Ces Pays là devront avoir une relation de coopération privilégiée avec l'Europe et pourront participer à la diplomatie Européenne. Ils pourraient même participer à l'élaboration de grands chantiers Industriels Européens.

Pour conclure, je propose la Constitution d'une Europe Fédérale à géométrie variable. Car, nous ne pourrons jamais construire une Europe sérieuse et valable pour le reste du Monde à 25, 27 ou 30.

Il y aura 4 cercles Fédéraux. Certains Etats pourront être amenés à passer de l'un à l'autre, sur le vote à l'unanimité des membres concernés. Le cercle le plus large est celui strictement diplomatique et industriel. C'est celui que j'ai appelé le 4ème cercle. Il y a le prochain qui serait constitués en plus des domaines environnementaux et sociaux. C'est ce que l'on peut appeler le troisième cercle. Ensuite, il ya celui qui est constitué, en plus, du domaine financier (l'Euro), éducatif, en fait, à l'Etat actuel de Fédération d' Etats-Nations. Enfin, le noyau dur qui partage les mêmes Institutions, une fiscalité ainsi qu'une gouvernance générale partagée.

Cette vision d'Europe permettrait de mettre beaucoup de monde d'accord sur ce que l'on veut faire avec l'Europe. Celle-ci respecterait, quoique qu'il arrive, la subsidiarité dans les domaines réservés exclusivement, aux Etats-Membres. Et, chacun peut, donc, avancer à son rythme. C'est cela l'Europe qui respecte les Libertés et qui peut contribuer aussi à donner sa chance aux Pays qui veulent rentrer dans l'Europe mais qui ne peuvent pas atteindre le niveau restreint des Pays Fondateurs. Ceci est dit dans le plus profond respect de chaque Pays. C'est d'ailleurs dans l'intéret de chacun de ces Etats que ce projet tient la route.

Qu'en pensez-vous ?

Le débat est ouvert.

DEVAUX Stéphane

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