La retraîte et les manifs...

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Mesdemoiselles, mesdames et messieurs,

Les réformes des retraîtes font quelques vagues au sein de la population. On peut le dire.
La durée de cotisation va passer de 40 à 41 annuités pour passer, après, à 42 voire 43. Roselyne Bachelot (la reine des "boulettes") parle même de passer l'âge légal du départ à la retraite à 63 ans.

Ce qu'il faut savoir est que si nous conservons le cadre actuel de financement des retraites avec le "papy-boom" qui arrive à grand pas, on ne pourra plus financer les retraites et on courre à la catastrophe.


Vous connaissez bien ma position là-dessus. On sait très bien qu'il faut agir avant qu'il ne soit vraiment trop tard. J'ai proposé sur ce même blog, l'année dernière, une série de propositions qui permettraient de prolonger l'existence du système de retaites par répartition.

Mais pour ce faire, il faut, absolument, accepter de faire un certain nombre de sacrifices. C'est accepter aussi, que dans la période difficile que nous vivons, pour faire fonctionner la solidarité nationale malgré cela, il faut que nous faisions un certain nombre de sacrifices et d'efforts.

J'ai proposé que nous disions clairement les choses en ce qui concerne la durée de cotisations, l'âge de départ à la retraite, les exceptions de pénibilités, les financements, les règles concernant l'accès à la capitalisation...


- L'age légal de départ à la retraite : Je fais partie de ceux qui proposent que nous faisions accepter l'idée que nous passions, directement, au palier des 65 ans. Comme cela se fait dans certains pays Européens. Disons les choses clairement dès le départ.
Cependant, faisons en sorte, de créer, réellement, des conditions exceptionnelles pour les métiers à "fort taux de pénibilités".

- Un jeune commence à travailler, en moyenne, à 23 ans (selon l'INSEE). Ce qui veut dire que les annuités doivent être passées à 43 comme cela est préconisé par un certain nombre de grandes institutions économiques.

- Cependant, comme tout le Monde le sait (mais tout le monde ne veut pas forcemment le reconnaitre), il y a des métiers qui sont plus pénibles que d'autres. Il me semble, alors, tout à fait normal qu'un couvreur, un maçon, un marin-pêcheur, un routier ou une caissière parte plus tôt à la retraite qu'un vendeur, un enseignant, une secrétaire ou conducteur de train. Alors, il faut que ces métiers peu payés et très pénibles soient avantagés au niveau de la retraite. C'est important, à mes yeux, de reconnaitre le mérite et l'effort que les gens consacrent dans leur existence. Je dirais, même qu'il faut, à tout prix, les récompenser d'avantage !

- Donc, l'espérance de vie des Français ne cesse de s'accroître. Et pourvu que cela continue. Dans ce cas, il faut bien s'adapter à cette situation nouvelle. Pour perenniser notre système de retraîtes par répartition, il faut bien lui trouver des financements à long terme.
Si l'on augmentait la CSG et la CRDS de 3 %, uniquement et en combinant cela avec l'augmentation de la durée de cotisation, on obtiendrait la survie de notre système.


- Ce, étant dit, on peut tout de même se poser la question d'ouvrir la possibilité aux Français qui veulent épargner par le biais de fonds de pensions à la Française. Après tout, le système "PréFond" existe bien pour les agents de la Fonction Publique. Eventuellement, faut-il proposer un crédit d'impôt lors d'une ouverture et d'un placement régulier pour la constitution d'un capital d'assurances-vie...


Ce qui me semble important dans ce qui se passe, aujourd'hui, autour des retraites, est qu'il est plus que temps que l'on change la mentalité des Français en ce qui concerne les évolutions, les changements et la nécessité de se sacrifier un peu, pour l'avenir et pour les autres...

Quand on voit que les Syndicats (très souvent de la Fonction Publique) n'arrivent à mobiliser que pour sauvegarder les avantages et les aquis pour les corporations, sans s'occuper des autres et de l'avenir de la France et des Français, on est en droit, de s'interroger sur la mentalité propre à le France !!...


Alors que, pendant ce temps là, les pêcheurs et d'autres agissent contre l'augmentation du prix du baril du pétrole. Là, personne ne les soutient. Or, l'avenir de leur profession est en danger et plus largement, l'économie toute entière est en danger. Ne faut-il pas voir cela comme une priorité nationale ??


Qu'en pensez-vous ?

Solidarités et Libertés
S.DEVAUX

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