Le débat sur le CPE : Où en est-on ?

Publié le par Solidarités et Libertés

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

Voilà quelques semaines, le débat sur le CPE change de ton. Je vous ai expliqué les raisons pour lesquelles je défendais ce texte. Je vous ai expliqué, aussi, les raisons pour lesquelles je me suis exprimé contre les méthodes du gouvernement De Villepin (en rapport avec l'utilisation de l'article 49-3, notamment).

Seulement, voilà. Les Syndicats et les Partis de Gauches ont massivement fait comprendre leur désaccord et leur volonté de faire abbroger ce texte. On va de manifestations en manifestations. Et, le ton se durcit. Les "manif'" sont de plus en plus nombreuses et parfois violentes (comme à la Sorbonne, mardi dernier). Et tout ceci n'est pas fini, croyez-le ! A moins que le Gouvernement décide, à la dernière minute, de supprimer définitivement ce texte. Mais bon...

Mais, ce que l'on est en droit de déplorer et je le fais ouvertement. C'est que le Gouvernement n'a procédé à aucunes négociations avec les Syndicats. De plus, aucun dialogue n'a été entrepris avec les Partenaires Sociaux. On peut comprendre que ces derniers aient décidés de parler autrement.

Alors, d'un côté, lorsque l'on veut réformer, les Syndicats et les Partis de Gauche refusent toute réforme, surtout lorsque celle-ci vise à réformer l'Etat ou l'Education Nationale. On en reparlera. Et de l'autre coté, lorsque le Gouvernement essaie de réformer le Code du Travail (un tant soit peu, mais bon !), ils ne procèdent à aucun dialogue, ni concertations avec ces mêmes Partenaires Sociaux. On marche sur la tête !

Ainsi, les manifestations et les grêves vont se poursuivre et s'amplifier. Donc, on peut penser que le Gouvernement reculera après tous ces épisodes. Encore une fois, on dira que toute réforme est impossible. Mais là, ce n'est pas forcemment de la faute aux Syndicats et autres Partis de Gauche. Même si dans beaucoup de mouvements de grêves et de manif', il y a souvent des gens qui s'y trouvent et qui, pourtant, ne sont pas concernés. Et c'est souvent ceux là qui créent les débordements que l'on connaît. On pense notamment aux débordements à la Sorbonne, ou aux blocages de certaines facultés, comme à Nanterre. Souvent, vous verrez que ce sont les Facs' de Lettres qui sont bloqués. Allez savoir pourquoi... A moins que certains Syndicats d'extrême-gauche n'y soit fortement implantés et profitent de ce débat pour exister et trouver leur "légitimité"...

Et vous, qu'en pensez-vous ? Le Gouvernement va-t-il finir par céder sous cette pression ?

Solidarités et Libertés

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1 jeune 16/03/2006 05:03

Je ne sais pas si de Villepin fera marche arrière (il en va aussi de sa crédibilité quand même). Et puis le CPE c'est pas si terrible... Si faciliter le retour à l'emploi ce n'est pas assouplir et alléger les contraintes sur les entreprises, je sais pas ce que c'est... Aux dernières nouvelles ce sont elles qui embauchent, pas l'employé qui se pointe et qui fixe ses conditions... Le CPE n'est pas LA solution (faudrait tout réformer pour ça), mais c'est un début.Pour ce qui est des syndicats qui refusent le dialogue avec le gouvernement et vice-versa, c'est parcequ'on est dans un pays ultra-politisé (toi t'es à gauche, donc la droite c'est des cons et vice versa). Plutôt que de voir les lois et les décisions en elles-mêmes, on regarde avant tout d'où elles viennent. Et si elles viennet d'en face, elles sont mauvaises (et excusez moi mais c'est presque tout le temps comme ça quand la droite est au pouvoir). Lorsque Jospin a sorti les emplois jeunes, personne n'a gueulé par exemple... Et pourtant c'est bien pire que le CPE.PS: ça me fait sourire de voir des lycéens ou des étudiants en lettres, psycho etc. (principalement) manifester contre un contrat de travail...

Solidarités et Libertés 16/03/2006 09:49

1jeune,
Ca me fait bien plaisir votre réaction. Parce qu'en effet, le ping-pong politique dont vous parlez est précisemment une des raisons de la faillite de notre démocratie.
Concernant votre vision du CPE. Je suis aussi d'accord avec vous. Car, pour redynamiser réellement notre marché de l'emploi, il faudrait une batterie de réformes permettant d'assouplir certaines conditions d'embauches et de licenciements, notamment. Il faut, néanmoins, penser que notre droit est le plus lourd d'Europe. Et c'est même une grande source d'inquiétude de la part du Conseil d'Etat. Je vais en faire un article.
Merci de votre commentaire. N'hésitez pas à continuer dans ce sens.
SD