La réponse à la crise : Le Centre !

Publié le par Solidarités et Libertés

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Je vous livre mes dernières analyses concernant l'évolution de la crise qui s'aggrave touchant notre société.

Le Gouvernement ne cède toujours pas sur le CPE et les Syndicats ne font pas de gestes vers une concertation. La situation est donc bloquée. A savoir que le Gouvernement gagerait sur l'étouffement des mouvements de protestations. Mais, ce n'est pas certain que ces manifestations s'affaiblissent ainsi. Surtout que la journée du 28 Mars risque de ne pas être de tout repos pour le Gouvernement et risque de paralyser le Pays à en croire mes sources syndicales.

Tout ceci m'amène à penser que ces protestations ne sont pas nées uniquement sur le refus du CPE.

En effet, les Français, comme je l'ai dit, il y a plusieurs mois, dépriment. Oui, la France déprime à cause du chomage de masse, à cause de la flambée des prix ( le carburant, 5.8 % d'augmentation du Gaz, les prix des produits de consommation courantes, l'augmentation prochaine des taux d'intérets décidés par la BCE ), la dette croissante des comptes de l'Etat, l'incertitude des classes moyennes concernant l'évolution vers le bas des salaires, l'évolution de nos retraîtes... Voilà qui nourrit un ras le bol général qui secoue totalement la France. J'ajouterais, aussi, que les Français sont désabusés de voir que les grandes entreprises Françaises du CAC 40 ont fait prés de 50 % de bénéfices en plus par rapport  à 2004. Soit 219 Milliards d'Euros en plus. Pour eux, c'est la création de 1.1 millions d'emplois en moins, ou la répartition des richesses volant en éclat. Car, on sait que la plupart des bénéfices crées ne vont plus à l'investissement, à la création d'emplois, ou à la valorisation de la consommation et de l'épargne (donc augmentation des salaires), mais à la récompense des actionnaires par le partage des dividendes et leur accroissement. Tout ceci énerve les Français. Surtout qu'ils n'ont pas été, du tout, préparés à la Mondialisation. Pourtant, cette dernière notion est apparue en France en 1983, dans un discours du Président de l'époque. Les Pays voisins ont su s'adapter et réussir avec elle. Mais, en France, cela n'y fait rien et elle n'en fait rien.

Les Comptes sociaux sont aussi bloqués. D'ailleurs, notre système social est vécu comme un fléau par nos entreprises et ne correspond plus aux attentes des Français. Il semblerait que ce système Social soit désuet et devienne de moins en moins efficace. Il faudrait, alors, réecrire un pacte social qui s'inscrive dans l'ère de notre temps. Tout en conservant certains de nos acquis qui sont essentiels et que certains Etats voisins (ou pas ) nous envient. Mais, il faut lui apporter un souffle nouveau. Il en va de même pour notre système Educatif. Il devient de plus en plus inadapté à notre réalité. certaines formations ne correspondent plus à ce que cherchent les entreprises et le fonctionnement, par exemple, de nos Universités est complétement dépassé et fait courir aux Etudiants, un risque inégalé en terme d'échec d'intégration professionnelle et d'inadéquation scolaires entre des formations acquises et la réalité professionnelle. L'Ecole doit rentrer dans l'Entreprise et cette dernière doit rentrer dans l'Ecole. Il faut revaloriser l'Alternance, les études professionnelles et l'Apprentissage.

En fait, les Français ont besoin de changement. Ils ont besoin de vrais réformes qui les emmenent dans le bon sens, et pas uniquement dans le sens de la régression économique et sociale. Tout comme, je dirais qu'il est nécessaire d'inclure une part de flexibilité dans l'économie et son fonctionnement en France, mais il faut y inclure aussi, de la sécurité. Les deux doivent aller de pair. Sinon, cela ne marche pas. Il faut autant de garanties que de flexibilité. C'est pourquoi, le CPE est si contesté, car il n'inclut pas suffisamment de garanties immédiates pour le salarié. Pire, il en retire par rapport à ce que l'on connait actuellement dans le rayon de la précarité, déjà existante.

Tout ceci est un constat sévère, amèr et dur de la situation de la Société. Mais, c'est la réalité. C'est celle que l'on a plus tendance à éluder plutot qu'à l'appréhender et à tenter d'y répondre. C'est la raison pour laquelle, on assiste, depuis des années et surtout, depuis 2002 à la désertion électorale. Celle qui favorise les abstentions, les votes nuls et blancs (même si je suis favorable à cette dernière option, pour l'avoir déjà utilisée...) et surtout le vote des extrèmes. Cette tendance a été illustrée par 51.4 % des inscrits, en 2002 et 55 % en 2005 ( avec la victoire du NON au TCE). Le TCE a été, pourtant, soutenu par l'UMP, le PS, les Verts et l'UDF. Toutes ces composantes ont enregistrés 47 % des électeurs exprimés en 2002 et moins de 45 en 2005. Tout ceci m'amène à penser que si rien ne s'améliore avant les prochaines échéances et que la Gauche n'a toujours pas de projets sérieux à proposer en réponse à tout cela, la crise politique progressive risquera bien d'éclater en 2007. Jusqu'à maintenant, c'est mal partie pour la démocratie. Selon un sondage, 20 % des Français seraient sûrs de voter FN en 2007. Je ne parle pas du MPF, du PCF (qui voit ses rangs regonflés) et la LCR. Ceux-ci se voient avantagés par la crise du CPE. Et, ce n'est pas le PS qui en tire partie. C'est le moins que l'on puisse dire. Seule Ségolène Royale bénéficie de bonnes avancées dans les sondages. Même Jack Lang, le candidat préféré des Jeunes n'en bénéficie même pas. A la place, c'est Le Pen qui en bénéficie (24 % d'opinions favorables dans un sondage, hier sur l'AFP). Nicolas Sartkosy n'en recueillerait que 23 %.

Pour finir, je pense que l'avènement d'une réelle idéologie centriste en France permettrait de redonner espoir aux Français. Celle ci doit être réelle. Elle doit être portée sur l'assurance d'une démocratie sociale, d'une plus grande part de confiance dans les partenaires sociaux pour décider de l'avenir des contrats de travail (par exemple), de l'apparition d'une Nouvelle Constitution plus parlementaire et portée sur un accroissement des pouvoirs Régionaux et locaux. L'idéal européen et Fédéral doit être une des clés de voute de notre idéologie. Elle doit être portée, aussi, sur la politique de l'environnement qui doit être centrale car elle inquiète de plus en plus. Enfin, le Centre doit faire accepter, dans son idéologie, la Mondialisation aux Français. A condition que celle-ci soit rendue plus humaine et plus respectueuse de l' Etre Humain. Si le Centre doit avoir une idéologie, et c'est capital, elle doit être Européenne, fédérale, humaniste, sociale et écologiste.

L'idéologie centriste : Qu'en pensez-vous ? Croyez-vous qu'elle pourra (si elle est bien faite) redonner confiance aux Français et répondre aux défis et aux problèmes que la France connait ? Enfin, pourra-t-elle mettre un terme à cet fameux jeu de ping-pong politique que se livrent la gauche et la droite depuis des lustres et qui déboussole les Français ?

Solidarités et Libertés

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