La France : Et si on parlait travail...

Publié le par Solidarités et Libertés

Depuis quelque temps, on parle de tout, sauf des problèmes qui accablent les Français. En l'occurence, la valeur Travail, personne n'en parle. Et pourtant, cette valeur figure parmi celles qui préocuppent et qui intéressent le plus les Français. Certainement d'avantage que de savoir qui sera le ou la candidate du PS...

Pourtant, quelques-uns ont des choses à dire. Je fais ,d'ailleurs, partie de celles-ci, et je vais le prouver. Je vais vous faire une "liste" des mesures qui me semblent nécessaires pour remettre la France au Travail.

  • Premièrement, je propose de "fusionner" l'ANPE et l'UNEDIC. Ainsi, on créerait ce que j'appelle la Maison de l'Emploi. Celle-ci devra, à la fois, gérer les indemnités de chômage et l'aide au retour à l'emploi des chômeurs. Son mode de gestion devra changer et se faire, le plus possible, sur le Mode régional. Le Comité Directeur de la Maison de l'Emploi pourrait être, pour la première fois, depuis son existence, mixte. C'est à dire que ce Comité Directeur serait composé à la fois d'une part Publique et d'une part Privée. Ce qui permettrait à la Maison de l'Emploi d'être plus en phase avec la réalité et être plus efficace et au courant des évolutions du Marché de l'Emploi dans tous les secteurs.

 

  • La politique d'aide au retour à l'emploi devra être différente. Elle devra être nécessairement incitative et active. Je m'explique. La Maison de l'Emploi devra convoquer une fois par semaine le demandeur d'emploi et lui demander des comptes quant à sa recherche d'emploi. Car, on remarque que certains demandeurs d'emploi, une fois ses indemnités validés, se laisse un ou deux mois avant de chercher vraiment un travail. Avec ce système de convocation hebdomadaire, cela ne sera plus possible. Parce que l'on pourrait imaginer que, si au bout de deux mois de rendez-vous, le chômeur n'a pas prouvé l'existence réelle d'une recherche d'emploi, l'Organisme lui stoppe ses indemnités, soit pour un moment, soit définitivement. On peut aussi, imaginer, qu'au bout de trois offres d'emploi ou de formations refusées, le chômeur soit radié. Mais, j'insiste sur un point. Cette politique ne doit, surtout, pas être, exclusivement punitive. Car, quand on est au chômage, ce n'est pas souvent par plaisir. Mais, ce n'est pas une fatalité, non plus.

 

  • C'est pour cela, que je propose, d'ailleurs, pour ce faire, l'attribution d'une Allocation chômage, équivalente à 90 % du dernier salaire du demandeur d'emploi. Le chômeur peut donc, rechercher activement un emploi.

 

  • De plus, je propose, qu'au-delà des rendez-vous hebdomadaires et des allocations de chômage augmentés, il y ait un rapprochement important entre les Centres de formations et les Maisons de l'emploi. Cela implique que le fonctionnement des centres de formation puisse être modifié afin de proposer des formations en rapport avec le marché du travail et les masses d'offres de travail. Il faut axer les formations sur les secteurs qui recrutent. Le chômeur se verra proposer des offres de formation rémunérées, au même montant que les Allocations chômage, lui permettant, soit, de se réinsérer dans la vie professionnelle, soit d'apprendre un nouveau métier, plus porteur que l'ancien travail du chômeur ou soit de se perfectionner dans la branche d'activité du demandeur d'emploi, afin d'en trouver un plus facilement. A l'issu de cette formation, le chômeur devra, avec l'appui du centre de formation et de la "Maison de l'Emploi" trouver un nouvel employeur. Le chômeur pourrait, même percevoir une mensualité supplémentaire après sa reprise du travail. Ceci, afin de récompenser le retour au travail. Je propose, aussi, de rémunérer les formateurs, en partie, à la commission, soit au quotat de réussite pour chaque demandeur d'emploi.

 

  • Cette politique n'est possible qu'à plusieurs conditions. La première est de tripler le budget alloué à la politique de l'emploi. C'est, d'ailleurs, ce qu'a fait Tony Blair, en Grande-Bretagne. Et, cela aurait réussi. Puisque le nombre de chômeurs aurait considérablement diminué. Cette politique nouvelle de lutte contre le chômage peut réussir, à condition de régionnaliser la gestion des Maisons de l'Emploi. Les Régions auraient 75 % à charge,  la gestion, l'implantation des Centres, de la gestion des Centres de Formations et la création de formations génératrices d'emploi et recrutrices. Il serait interessant de placer un Centre de Maison de l'Emploi dans chaque Communautés de Communes ou dans chaque grande ville, à condition que cette grande ville soit supérieure à 50000 Habitants. Ceci doit être fait, afin de rendre cette politique efficace et axée sur chaque individu. Plus on gérera à échelle humaine, plus on sera efficace.

 

  • Je propose, aussi, pour lutter contre le chomage, d'éxonérer l'employeur de charges sociales et patronales pendant la durée de six mois. Ceci doit permettre de mettre plus en confiance l'employeur dans sa démarche de recrutement. L'idéal serait, aussi, de simplifer le Droit du Travail et de supprimer un bon nombre de contrats aidés qui n'auraient plus leur place dans le cadre d'une politique de l'Emploi comme celle proposée plus haut.

 

  • Du même coup, je propose la création d'un Contrat Unique remplaçant le CDD, le CDI et la plupart des Contrats aidés. Ce Contrat Unique pourrait reposer sur l'idée de favoriser une période d'essai d'environ 6 mois. Le contrat peut être, alors, révocable à tout moment avec un préavis de licenciement d'un mois et une période d'indemnisation de la part de la Maison de l'Emploi de 6 mois. Après la période d'essai passée, le salarié rentre, automatiquement, en CDI. Sauf, que je propose que les procédures d'embauches et de licenciement soient plus souples et facilitées, afin de dynamiser le Marché de l'Emploi. je propose, aussi, que ce Contrat Unique, soit, à terme valable et utilisable, sur tout le territoire Européen.

Toutes ces propositions permettraient de relancer la Machine créatrice d'emploi, de relancer la valeur travail et de permettre de dynamiser le Marché de l'Emploi bien calme, compliqué et souvent hasardeux. Il n'est point nécessaire de réaliser une politique de l'Emploi avec un Code du Travail lourd et compliqué avec une multitude de contrats, tantôt obsolètes, tantôt précaires ou tantôt inutiles et exempts de réalisme économique ( tels l'ont été les Emplois Jeunes ou les CES et autres CEC...).

Le but de tout cela est de réconcilier les Français avec la valeur travail. Car, plus cela va et plus on entends souvent des politiques ou des sociologues nous dire que le travail devient obsolète et ringard. Certains prônent, même, la réduction encore massive du temps de travail. Ce n'est à mon avis pas la solution qu'attendent les Français qui aiment leur travail ou ceux qui en cherchent un à aimer.

Certes, cette politique a un coût. Mais toute politique ambitieuse et qui nécessite un vrai courage et une volonté politique a un prix. Je le reconnais et c'est la raison pour laquelle je dis qu'il faille tripler le budget alloué à la lutte contre le chômage. J'ajoute, même que la France fait partie des Pays Européens à moins financer la Politique de l'Emploi. Encore une fois, je ne prétends pas que ces propositions permettraient de faire disparaitre le chomage. Mais, néanmoins, je serais prêt à penser que cela favoriserait une décroissance importante du nombre de chômeurs dans ce pays, à condition que l'on joue vraiment le jeu et que l'on occulte pas le nombre réel de chômeurs pour faire croire que le taux de chômage recule...

Que pensez-vous de cela ? Si vous le souhaitez, faites moi parvenir vos critiques, commentaires ou autres propositions. Cela m'intéresse !

Merci d'avance !

Solidarités et Libertés

DEVAUX Stéphane

Publié dans solidaritesetlibertes

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