Le CSA et l'UDF

Publié le par Solidarités et Libertés

Mesdemoiselles, mesdames et Messieurs,

Je voulais partager avec vous mon indignation concernant la décision prise par le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) de partager le temps de parole pour les prochaines échéances de 2007.

Je veux parler de celui de l'UDF. Parce que sachez-le, les députés UDF qui ont voté la motion de censure à l'encontre du Gouvernement se retrouve avec l'Opposition. Les députés UDF qui n'ont pas voté la motion de censure se retrouve dans la Majorité. Pour expliquer la teneur, cela veut dire que le CSA a statué sur le positionnement politique de l'UDF pour le temps de parole pour les campagnes. Une partie de l'UDF se retrouve à Gauche et l'autre à droite. Cela ne veut rien dire. D'aiilleurs, les interessés n'ont même pas été avertis de leur "nouvelle appartenance" à la Gauche ou à la Droite.

D'ailleurs, cela ne s'appelle pas du tout de la censure ou "mettre des batons dans les roues" de l'UDF qui se bat pour faire émerger un vrai pole centriste en France.

Et, d'ailleurs, je me permets de dire que l'on ne croira pas, bien sûr, à de la censure de la part d'un nouvel UMP (ancien UDF) appelé Dominique Baudis et qui serait piloté par Matignon et par l'Elysée pour dicter sa bonne conduite. Non, bien entendu.

Je vais, tout de même, vous expliquer ce que cela va donner concernant le droit de parole pour les partis politiques en France.

Le temps de parole est divisé en trois parties.

  1. La première partie est celle réservée aux membres du Gouvernement (1/3 du temps de parole) [tous UMP]
  2. La deuxième partie concerne les députés, les sénateurs et les militants du parti majoritaire au Parlement. Il s'agit encore de l'UMP.
  3. La troisième partie (le dernier tiers) est réservé à ce que l'on appelle l'opposition. C'est à dire tous les partis de France, hors UMP. Il n'y en a pas moins d'une vingtaine. Mais là ou cela se complique, c'est que dans ce tiers du temps restant, le droit à la parole est décompté suivant le nombre de siégeants au Parlement par parti respectif.

Cela signifie, qu'au final, l'UDF n'aura que très peu la parole. Sachant qu'il n'y aura que 20 députés qui auront la parole dans le deuxième groupe (sur 300) et 11 députés UDF auront, également, la parole dans le groupe de l'opposition.

Pour conclure, je peux me permettre de penser que les gagnants, encore une fois, dans la compétiton des médias, seront les extrèmes. Parce que les médias feront le travail de ces derniers qui n'auront rien à faire d'autre que de compter leurs voix !!

Solidarités et Libertés

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