Chirac : le temps de l'action

Publié le par Solidarités et Libertés

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

L'interview de Jacques Chirac du 14 Juillet 2006 ( le dernier avant la fin de son mandat ), ne ressemblait pas du tout à un bilan déposé sur son quinquénat. Au contraire, il est apparu offensif sur bien des terrains. Il compte, pour les 11 mois restants avant l'échéance Présidentielle, mener à bout des grandes réformes. Comme celles de la Justice, de l'encadrement des Stocks-Options, l'allocation de rentrée étudiante de 200 euros, la baisse du chomage, et l'obligation pour un gouvernement de faire appel aux Syndicats avant de "toucher" au Code du Travail. Ce fut, d'ailleurs, une façon de rapeler le travail lamentable de Dominique De Villepin concernant le CPE.

Son intervention a été marquée par ses déclarations concernant les tensions très dangereuses au Proche-Orient, qui lui ont fait penser au démarage de la Guerre du Golf. Il pense même, à juste titre, que les actions du Hamas et du Hezbolah sontt liées, conjointes et plus ou moins dirigées par les mêmes sources. Il a employé un ton grave et sérieux concernant le sujet International, particulièrement brulant. Il a plutot bien parlé par rapport à cela.

Ce que l'on peut en tirer comme première conclusion est qu'il est convaincant quand il s'agit des Affaires Internationales. Il nous a, d'ailleurs, prouvé qu'il était compétent dans ces sujets. Mais, concernant les Affaires Internes à notre Pays, il était moins attentif et moins convaincant. Le bilan de ces douze dernières années nous le prouvent bien. C'est pour cela que je n'hésite plus à parler de reconstruction de la France dont nous avons besoin. Il est temps qu'une page se tourne.

Sauf pour lui. En effet, on a plutot l'impression qu'il ne veut pas s'arreter là. A 73 ans, Jacques Chirac voudrait bien se représenter une cinquième fois à l'élection Présidentielle pour être réelu une troisième fois consécutive. C'est à mon sens, la raison des réformes qu'il compte engager pour ces 11 prochains mois. C'est aussi la raison pour laquelle il répond évasivement à la question de sa réelection future (...).

Mais, s'il se représente comme je le crois, il ne le fera pas comme d'habitude. Il ne le fera pas par le biais d'un Parti Politique. Il l'a fait comprendre. S'agissant de l'UMP qui est le seul parti qui pourrait officielement le soutenir, il le considère tel un Parti comme les autres, sauf que c'est lui qui l'a crée "à l'époque". Il se représenterait comme un Homme face à sa Nation. Ainsi, l'UMP aurait son candidat qui ne serait personne d'autre que Nicolas sarkosy et Jacques Chirac serait, alors, son concurrent à la Présidentielle. Il faudra, quand même, compter sur un soutien plus ou moins prononcé d'une Equipe Chiraquienne, à l'UMP, déjà existante et à former pour le reste. Je crois que le Parti Radical Valoisien (dirigé par Jean Louis Borloo, entre autres ) serait une des machines politiques favorites du Président sortant. D'ailleurs, Jacques Chirac apparait plus comme un Radical-Socialiste que comme un Libéral de droite à l'image de Nicolas Sarkosy.

A suivre...

Solidarités et Libertés

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