Au sujet de "l'indignation"

Publié le par Solidarités et Libertés

Bonjour à toutes et à tous,

 

Stéphane Hessel, brillant philosophe et ancien diplomate, a publié un ouvrage intitulé "Indignez-vous". Il conseille aux citoyens de s'indigner d'avantage et de faire plus pression sur les dirigeants. Il suggère de retrouver un certain nombre de valeurs qui ont disparues au fil du temps.

Il propose, aussi, de reprendre le programme du "Conseil national de la résistance" écrit en 1944, pour régler les problèmes sociaux-économique du pays. C'est son point de vue. Personnellement, je trouve dangereux de se tourner vers le passé pour préparer l'avenir et affronter les défis du présent.

 

Alors, en lisant ce livre, on se pose la question. Qu'est-ce qui nous indigne ? Est-ce nécessaire ou utile de s'indigner ?

 

Comme tout le monde, je m'indigne sur un certain nombre de sujets. Notamment, le fait que l'on méprise le travail, le mérite et l'effort consenti par la majorité des gens qui travaillent dans ce pays. Je m'indigne contre la manque de liberté et de démocratie, pourtant nécessaire à la vitalité d'un Pays comme le nôtre. Je m'indigne aussi contre le fait qu'on laisse la misère et la précarité s'étendre dans notre société sans rien faire. Je m'indigne aussi contre le fait que les droits de l'Homme ne soient toujours pas respectés dans la plupart des Pays du Globe. Enfin, je m'indigne contre le traitement que l'on réserve au monde animal et à l'environnement en général.

 

L'indignation est nécessaire quand elle est productive et constructive. Elle est saine à partir du moment où elle ne s'arrête pas à la simple contestation. En effet, je crois que l'indignation est utile à la seule condition qu'elle soit suivie de recherche de solutions pratiques et politiques pour résoudre et réparer ce qui nous indigne.

 

C'est bien parce qu'il y a des choses qui m'indigne, comme chacun de nous, que je crois encore en la politique, car elle peut mettre fin ou résoudre la source de nos indignations par la mise en place d'un projet politique. Pourvu que l'on se batte pour de bonnes causes et que l'on décide d'aller de l'avant, de préparer l'avenir sans avoir besoin de regarder dans le rétroviseur.

C'est l'un des principaux pièges dans lequel il ne faut tomber. C'est pour cela que je crois l'indignation positive quand elle est source d'espoir pour construire l'avenir.

Je ne crois pas, comme l'écrit Stéphane Hessel, que l'indignation est bonne si l'on s'accroche au passé et aux politiques qui ont portées ses fruits dans une France qui ne ressemble plus à celle d'aujourd'hui. Il ne faut pas que les Français tombent dans le piège de cette indignation là.

 

Stéphane DEVAUX

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