Le chemin démocratique : vers la reconnaissance du vote blanc

Publié le par Solidarités et Libertés

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je souhaite vous expliquer les raisons pour lesquelles, j'ai souhaité aider au démarrage du Parti de Vote Blanc, cette année.

 

La première raison est que j'ai connu le Parti Blanc à Caen, présidé à l'époque par Blaise Hersant Lechatreux, qui avait presque réussi à obtenir les 500 signatures fatidiques pour se présenter à l'élection présidentielle de 2002. Cette aventure avait commencé en 2000 et s'est arrêté en 2006 pour diverses raisons. Il avait réussi à obtenir 8% aux municipales à Caen en 2001. Enfin, il voulait cette démarche ouverte à tout le monde afin d'agir, de façon neutre et indépendante, comme un "lobby de la démocratie".

La seconde motivation, est que je suis convaincu de la nécessité de reconnaître le vote blanc, car c'est donner le pouvoir aux électeurs de dire leur désaccord, leur refus ou leur volonté de ne pas choisir entre des candidats. C'est, en quelque sorte, un contre-pouvoir proposé aux citoyens par les urnes. C'est aussi une arme contre l'abstention et contre le vote contestataire en faveur des extrèmes.

 

Je suis convaincu de la nécessité de voir exister une force associative et politique qui milite pour cela. Si çà devait aboutir, ce  serait, selon moi, l'équivalent d'une révolution démocratique, au même titre que la reconnaissance du droit de vote aux femmes en 1946.

 

J'ai donc, souhaité participer à l'élaboration de ce Parti du Vote Blanc, dans l'idée de faire renaître l'utopie politique de Blaise Hersant Lechatreux et surtout pour que l'on réussisse à accelerer le processus de cette reconnaissance légale du vote blanc. Ce n'était qu'un soutien politique affiché de ma part à Stéphane Guyot, le président-fondateur de ce mouvement .

 

Mais je ne suis pas resté. Voici les raisons :

 

- Je suis centriste depuis toujours, et je ne pourrais pas me permettre, de ne pas défendre mes convictions, pour le simple but de défendre cette noble cause qu'est la reconnaissance du vote blanc. L'existence d'un projet politique libéral et social est une absolue nécessité surtout dans une période de crise comme celle que l'on vit en ce moment.

 

- Le Centre est la Troisième Voie dont la France a besoin pour sortir de la crise. A condition que l'on parvienne à rassembler toute la famille centriste au sein d'une grande confédération autour d'un projet unique et courageux. Je crois pouvoir participer, à ma manière à cela. Ma place est aux côtés de ceux qui militent quotidiennement auprès de nos valeurs.

 

- Je crois qu'il faut militer pour la reconnaissance du vote blanc, mais en l'incluant dans un projet de refonte globale de nos institutions démocratiques. Je souhaite l'élaboration d'un "Grenelle de la Démocratie".

 

- Enfin, je crains qu'à terme, le Parti du Vote Blanc, dans sa forme actuelle, ne finisse par disparaître s'il ne se résous pas à s'ouvrir aux autres formations politiques pour les convaincre de la nécessité d'inclure ce combat au sein de leurs programmes et de le faire appliquer une fois élus au Parlement.

Sa démarche actuelle de vouloir présenter des candidats à toutes les élections contre tout le monde, va finir par voir ce mouvement se radicaliser et recueillir des personnalités que je qualifierais d'intégristes en prônant le vote blanc comme arme contre la politique en général.

 

J'ai préféré partir, car je souhaitais surtout éveiller les consciences des citoyens sur ce sujet, et je souhaitais que ce combat revienne à la surface du débat public.

 

Je publie ce communiqué pour expliquer à mes lecteurs, aux personnes qui me soutiennent et aux électeurs ma démarche, afin de prouver que je suis toujours fidèle à mes convictions et à mes valeurs, malgré cette initiative que je ne regrette absolument pas.

Je continuerais à défendre la reconnaissance du vote blanc, en l'intégrant au sein d'un projet politique complet que je souhaite soumettre, localement, aux électeurs.

 

 

Stéphane DEVAUX

 

 

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