La Hongrie et la présidence de l'Union Européenne

Publié le par Solidarités et Libertés

Bonjour à toutes et à tous,

 

Je suis, comme beaucoup d'Européens convaincus, inquiet des conséquences de la présidence de l'Union Européenne par Viktor Orban, chef de l'Etat hongrois. Il sera le Président tournant du 1 Janvier au 30 Juin 2011.

 

En effet, il est arrivé au pouvoir en Hongrie en Avril 2010 avec des idées franchement autoritaires, liberticides et nationalistes. Il reçoit le soutien des militants de l'extrême droite locale (qui avait obtenu 16.7 % aux élections). Il mène une politique particulièrement dure. Il a fait voté une Loi afin de restreindre la liberté de presse. Il a diminué le droit d'expression du Conseil Constitutionnel local sur les questions fiscales et sociales et a refusé l'aide du FMI pour tenter d'endiguer la dette colossale du pays. Sa politique est plébiscitée par l'extrême droite européenne.

 

Il va, donc, diriger l'Union Européenne pendant 6 mois. Nul ne sait ce qu'il va se passer et ce qu'il va décider. Espérons que les autres Etats membres sauront s'opposer fermement à ses décisions si nécessaire. Cela dit, on n'a même pas entendu de réactions particulières de la part de la Commission de Bruxelles.

 

On voit bien que le dispositif de la présidence tournante pose vraiment un problème. Je me suis, déjà, exprimé pour une mise en place de véritables Institutions Européennes permettant de donner corps à l'Europe et de parvenir à une vraie politique commune.

 

Le seul moyen est de constituer une Europe Fédérale avec un Président de l'Union Européenne élu par tous les citoyens des Etats-membres, avec un "Gouvernement" européen pour remplacer la Commission de Bruxelles, composé de membres des Gouvernement des Etats Membres. Pourquoi ne pas créer un poste de vice premier-ministre dans chaque Etat-membre qui serait chargé des relations et de la coordination des politiques entre l'Europe et l'Etat membre. Ceci doit se faire dans le cadre de la subsidiarité entre les échelons. Le Parlement Européen, lui, devrait se voir doter de d'avantage de pouvoirs consultatifs et décisionnels.

 

Si l'on ne construit pas une véritable Europe politique et institutionnelle, l'Union Européenne ne survivra pas, ni face à la concurrence de la mondialisation, ni face aux tentations de repli identitaire des Etats-membres.

 

La France doit se montrer vigilante quant à la présidence hongroise de l'Union Européenne.

 

Stéphane DEVAUX

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article